Par don Lucien de Peiro
Le 12 Janvier passé, peu de temps avant cinq de l'après-midi, un tremblement de terre de 7 degrés de grandeur a secoué l'Haïti pendant une minute. Dans à peine deux semaines 150.000 corps d'êtres humains ont été récupérés sans vie et le chiffre officiel de défunts surpassent 220.000 presque deux mois plus tard. À beaucoup de kilomètres, le 27 Février à trois heures et demie du matin, un nouveau séisme a dévasté à un pays latino-américain : Le Chili. Celui-ci a été de 8.8 degrés de grandeur et il s'est prolongé par espace de trois minutes. Pour le moment 800 défunts ont été comptabilisés et il ne semble pas que le chiffre peut égaliser à celle de la tragédie de l'Haïti.
La NASA est arrivée à dire que le tremblement de terre du Chili a déplacé jusqu'à 8 centimètres l'axe de la Terre et a réduit ligerísimamente la durée du jour de celui qui s'est produit. Donc, au Chili, de bon matin, avec la majorité des citadins dans ses lits, avec une grandeur qui le situe entre plus graves qu'ils ne se sont jamais mesurés et pendant trois très longues minutes, le tremblement de terre a emporté par devant (pour le moment) quelques centaines de personnes. En revanche, en Haïti, avec la majorité des citadins éveillés, avec une grandeur clairement inférieure et avec une durée d'à peine une minute, le séisme a emporté par devant des dizaines de milliers de personnes. Qu'est-ce qui aurait passé en Haïti si le tremblement de terre les avait surpris à trois heures du matin, aurait duré encore 2 minutes et aurait-il atteint les 8.8 degrés de grandeur ? Je ne veux pas ne le penser.
Je me demande combien de morts il a causé le tremblement de terre dans les deux cas, spécialement en Haïti, parce que je ne sai pas pas tout à fait bien que le séisme qui s'est éclairci au pays caribéen était le responsable réel de tant de morts. Je tends à penser que le chiffre de morts en Haïti s'expliquent pour d'autres causes, par d'autres raisons, plus relatives aux paupérrimas des conditions de vie de ses citadins. C'est pourquoi pour les comprendre, pour comprendre le chiffre terrifiant de presque un quart de million d'êtres humains qui avec tant de violence contraste avec aussi terrifiant (mais pas tant) un chiffre chilien, nous devrions faire une révision à l'histoire de l'Haïti. Rendons-le succintement la main de Naomi Klein :
Quand les Haïtiens ont gagné son indépendance de la France en 1804, ils ont eu tout le droit de réclamer des réparations aux pleins pouvoirs dont on avait profité pendant trois cents ans du travail volé. De toute façon, la France était sûre qu'ils avaient été les Haïtiens qui avaient volé la propriété de propriétaires d'esclaves en se refusant à travailler gratuitement. Par cela, en 1825, avec une flotte de bateaux de guerre amarrés sur la côte haïtienne en menaçant de recommencer à réduire la colonie ancienne en esclavage, le roi Carlos X est venu à récolter : 90 millions de francs dans un or – dix fois la rente annuelle de l'Haïti dans ce moment-. Sans la capacité de nier, et sans les possibilités de payer, la jeune nation a été attachée à une dette qui tarderait 122 ans à être soldée. (...)
En 2003 le président haïtien Jean-Bertrand Aristide, affronté à un embargo accablant économique, a annoncé que l'Haïti demanderait le gouvernement français par le vol perpétré un temps derrière. «Notre argument», m'a dit l'ex-avocat d'Aristide, d'Ira Kurzban, «il a consisté en ce que le contrat était un accord sans validité parce qu'il a été basé sur la menace de re-esclavización sur les temps dans lesquels la communauté internationale considérait l'esclavage comme un malheur». Le gouvernement français a été le suffisamment préoccupé comme pour envoyer un médiateur Port-au-Prince pour qu'il maintînt le cas en dehors des tribunaux. Finalement, cependant, son problème a été éliminé : tandis que se réalisaient les préparations du jugement Aristide a été renversé. Le jugement a disparu, mais pour beaucoup de Haïtiens les réclames de réparation continuent encore. (...)
De 1957 à 1986, l'Haïti fut gouvernée par le régime desafiantemente cleptocrático de Duvalier. À la différence de la dette française, le cas contre Duvalier s'est exposé dans quelques tribunaux qui ont suivi les fonds haïtiens jusqu'à un réseau élaboré de comptes bancaires en Suisse et des propriétés fastueuses. En 1988 Kurzban a gagné un jugement clef contre Jean-Claude «Baby Doc« Duvalier quand une Cour de District à Miami a analysé que le gouvernant déposé «avait détourné plus de 504 millions de dollars de fonds publics».
Bien sûr, les Haïtiens continuent d'attendre encore la restitution de cet argent – mais c'était seulement le commencement de ses pertes-. Pendant plus de dix ans les créanciers du pays ont insisté pour ce que les Haïtiens dussent payer les dettes astronomiques contractées par Duvalier, estimées à 844 millions de dollars, de grande partie desquelles appartenaient à des institutions comme le FMI et le Banque mondiale. Seulement dans des services de dette, les Haïtiens ont à payer 10 millions de dollars par an. (*)
Depuis La Havane ils me demandent : qui est-ce qui a le visage le plus dur, l'empire ou ses laquais ? Ma réponse consiste en ce qu'il coûte de répondre à cette question, parce que nous parlons des visages très durs, de roches granitiques, d'armatures faciales pratiquement indestructibles. Je n'ai pas de doutes de ce que le tremblement de terre de l'Haïti donnât la dentelle fine aux dizaines de milliers de personnes qui avaient été massacrées, condamnées d'avance par deux siècles d'exploitation qui n'a pas encore fini, deux siècles du vrai terrorisme, avec la multitude de personnes mortes à des mains des empires génocides de tour qui les en esclavage ont réduites à coups d'un travail pratiquement gratuit et une faim sévère, les empires qui ont créé les conditions pour que les conséquences d'un grave séisme comme celui du 12 Janvier se multipliassent dramatiquement.
(*) la Traduction faite pour la revue sinpermiso par Camila Vollenweider.
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